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 One of Many [Histoire]

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One of Many
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MessageSujet: One of Many [Histoire]   Sam 30 Jan - 3:13

Informations générales

Nom: ???

Prénom: ???

Appellation: One of Many

Age: 19

Lieu d’origine:
Psarosoupa

Profession: Agent

Affiliation: Ordo Necessarium Malum de l'Église


Description physique:

One of Many garde constamment une capuche qui couvre son visage. Elle est le plus souvent vue dans son uniforme du Necessarium, qui est entièrement noir. Cette uniforme serré laisse deviner des formes féminines bien présentes. Le peu de peau que l’on peut distinguer, nottament sous sa capuche, est d’un pâle sinistre. Deux yeux semblent briller dans l’ombre de sa capuche.
Quand sa capuche est abaissée, One dévoile un beau visage sans imperfections. Sans son teint trop pâle, elle serait probablement d’une grande beauté. Elle ne porte pas de maquillage. Ses cheveux bruns sont coupés court par souci de praticité. Sa voix et le ton qu’elle adopte est généralement froid, et est absent de toute émotion.

Au dessus de son uniforme, elle porte une cuirasse qui protège l’ensemble de son torse jusqu’au bassin. Une arbalète lourde pend par une lanière dans son dos. Elle garde une petite targe fixée à son avant bras gauche, et un fourreau contenant une courte épée pend à sa ceinture. Le long de ses jambes et de ses bras sont fixés grâce à des lanières de cuir divers outils tels que des sac de chausses-trappes et de l’eau bénite. Elle garde un carquois rempli de carreaux fixé obliquement dans le bas du dos.


Description mentale


One of Many est une agent classique de l’Eglise: Disciplinée, froide et efficace. Discrète, elle évite les interactions sociales quand elle le peut. Elle manque cruellement de diplomatie et favorise l’emploi de la force par rapport aux autres méthodes.
Le monde dans lequel elle vit est un monde de prédateurs, et One à l’intention d’être celle qui se tiendra au dessus de la pile des cadavres.
Les seules émotions dont elle fait preuve sont la haine et la colère, et les seules ambitions qu’elle montre sont de servir le Necessarium, de purger les faibles d’esprits, les nécromants et leurs serviteurs, et de se venger de ceux qui lui ont infligé son sort.


Histoire

[Deux ans avant les évènements actuels]

Ambiance:
 

???: “Actaée! Réveille-toi!”

Ses yeux s'ouvrirent. Il était tôt. Le soleil était à peine visible, le brouillard matinal ne s’était pas encore dissipé.

Ils étaient encore invisibles. En sécurité. Actaée se redressa, attrapant la main que son collègue lui tendait pour se lever, et gardant l’autre main sur sa hallebarde. Elle scruta autour d’elle. Une vingtaine de Landsknechts, des mercenaires psarosoupiens, se préparaient à lever camp.


Soldat: “Bouge tes jolies fesses, Actaée. Le brouillard sera levé dans une trentaines de minutes. On doit être en mouvement d’ici là.”

Actaée acquiesça. Elle remballa ses maigres affaires dans son sac en moins d’une minute. Il n’était pas rare de n’être propriétaire que de ce que l’on portait à Psarosoupa, mais chez des mercenaires, c’était le signe de la recrue fraîche…

...Et les recrues fraîches étaient nombreuses. Pourtant les Landsknechts ne l’étaient pas tant que ça. Naturellement, les survivants s’appropriaient méthodiquement les possessions de ceux qui tombaient au combat, d’où le fait que les Landsknechts qui survivaient voyaient rapidement la quantité de leurs biens augmenter.

Cela dit, les Landsknechts furent en mouvement en moins de dix minutes. Méthodiques, ils avançaient en rangs serrés autour de leur seul chariot qui contenait le matériel qu’ils ne pouvaient pas porter sur eux. Personne ne restait isolé du groupe. Personne ne s’éloignait de son arme. Actaée était sur le côté droit de la formation. Le chariot était sur sa gauche, et elle avait des coéquipiers devant et derrière elle, mais personne sur sa droite. Naturellement, il y avait de quoi être tendue. Elle scrutait son flanc exposée, inquiète. N’importe quoi pouvait arriver de sa droite. En particulier dans ce brouillard.

Le brouillard finit par se dissiper avec le lever d’un soleil acide sur ce pays à la terre rance, révélant que s'étendaient de part et d’autres du chemin de terre des forêts d’arbres sombres et malades.
Le brouillard semblait pire, parce qu’on ne voyait pas ce qui nous entourait. Mais en vérité, c’était la clarté qui faisait le plus peur. Car ils voyaient, maintenant, les ombres entre les arbres.


Ambiance:
 

“Humans fear what they do not understand, what they do not see…

How foolish.”


Les yeux d’Actaée parcouraient nerveusement les arbres. Il y avait des choses. Elles étaient nombreuses.
Elle avait voulu quitter la ville, tout était mieux que la ville. Elle s’était engagée comme mercenaire dès qu’elle eût volé de quoi s’acheter une arme. La famine, la fuite et les combats constants… Ce n’était pas une vie. Autant tenter sa chance autre part…

Actaée réalisait à quel point elle avait tort. Elle regarda autour d’elle. Certains mercenaires avançaient, tête baissée. D’autres avaient le regard aussi paniqué qu’Actaée. Leurs yeux passaient d’un côté à l’autre du convoi, de la route devant eux à leurs arrières. Les ombres des arbres semblaient s’étendre au fur et à mesure sur la route. Depuis quand faisait-il si sombre, ici? Quelle heure était-il?
L’arrière-garde avançait maintenant à reculons, incapables de rester sereins avec leurs dos tournés à la route derrière eux.

Ils étaient coincés entre les forêts qui s’étendaient des deux côtés de la route. Ils étaient partout autour du convoi. Le convoi ne pouvait qu’aller de l’avant ou en arrière.


Landsknecht: “Ils… ne bougent pas. Ils ne font que nous observer.”

Instinctivement, les mercenaires savaient que rebrousser chemin n’était plus une option. Mais la chose la plus terrifiante était le silence qui régnait. La seule chose que l’on pouvait entendre était le chariot des mercenaires, car même eux avaient commencé à retenir les pas de leurs bottes pour produire moins de bruit.
On n’entendait qu’eux, probablement a des lieux à la ronde.


Capitaine: “On avance! Ils ne réagissent pas! Distançons-les tant que l’on peut!”

Le front d’Actaée perlait de sueur froide. Mais la voix de son commandant la rassurait quelque peu. Elle serra les poings autour du manche de son arme. Ses pas furent plus fermes. Elle reprit contrôle d’elle-même. Le reste de la troupe fit de même. Les rangs se resserrèrent. Les pas se firent plus sûrs.

Ambiance:
 

“Anyone can ignore their fear up to a certain point…

It is called denial.”


La troupe continua à avancer. Les Landsknechts reprirent confiance grâce au encouragements de leur capitaine. C’était bien la seule chose qui maintint un semblant d’ordre dans la troupe quand, simultanément, toutes les ombres de la forêt se mirent en mouvement en même temps. Ils suivaient la troupe des mercenaires.

La vérité frappa Actaée de plein fouet: Les choses qui rôdaient dans la forêt étaient immobiles non pas parce qu’ils n’avaient pas été remarqués…
Les mercenaires étaient chassés méthodiquement, efficacement. Et ces choses avaient juste décidé qu’il était temps de passer à l’action.

Finalement, le capitaine donna l’ordre.

Capitaine: “Prenez les arquebuses et abandonnez le chariot. On doit trouver le nécromancien au plus vite!”

Un cri vint de l’arrière-garde.

Landsknecht: “Ils sont… Ils sont là! Ils sont derrière nous!”

Avant que la troupe ne se retourne, le capitaine aboya.

Capitaine: “NE VOUS RETOURNEZ PAS ET PRENEZ VOS ARMES! NOUS N’AVONS PAS DE TEMPS A PERDRE!”

Actaée renonça à se retourner pour enfin voir leurs adversaires… Non. Leurs chasseurs.

Un homme monta sur le chariot et commença a distribuer armes à feu, poudre et munitions, ainsi que quelques précieuses grenades. Actée fût jugée trop inexpérimentée pour recevoir autre chose. Elle vomit sur le bord de la route. Heureusement, elle le fit rapidement, et tremblante,livide, rejoint la troupe qui commençait à hâter le pas sans elle.

La troupe se mit à courir, armes à la main, sur le chemin de terre humide et toujours plus sombre. Actaée avait perdu tout sens des directions, il n’y avait que le chemin sur lequel ils couraient depuis plusieurs longues minutes. Le soleil semblait lui-même se cacher de ces bois hantés, et les mercenaires ne savaient plus d’où venait la maigre lumière qui leurs permettait à peine de rester sur leur trajectoire.

Finalement, ils distinguèrent une construction entre les arbres noirs. Toujours au pas de course, ils s’approchèrent. Les choses avançaient moins vite qu’eux, mais ils y en avait toujours plus dans la forêt. Ils savaient que, qu’importe la direction qu’ils prenaient, ils n’arriveraient pas à les distancer.
Alors ils s’approchèrent de la construction. Et Actaée put enfin voir ce qui parcourait les forêts. La réponse était évidente, ils chassaient un nécromancien après tout. Et Actaée savait pertinemment ce qu’elle allait devoir combattre…

Mais les récits de paladins, d’inquisiteurs, de chevaliers et même de soldats qui les pourfendaient par centaines, qui rependaient la juste lumière, qui combattaient le mal…

Elle y croyait jusqu’à présent. Elle avait voulu y croire.

Le manoir de pierre noirci s’élevait au milieu d’une forêt qui semblait chasser la lumière du soleil, tel un monument à la gloire du mal.

Et devant la lourde porte une dizaine de morts-vivants accueillirent les Landsknechts.


Spoiler:
 

Toute notion de courage, de foi, et de conviction quitta Actaée.

“Live in fear of what you do not see…

Die in terror when you finally see it.”


Il eût une seconde de silence. Puis l’un des zombies lâcha un hurlement inhumain qui fît des échos entre les arbres… Immédiatement tût par la une détonation d’armes a feu. Le capitaine, en tête du groupe, avait tiré une balle de mousquet en pleine tête au monstre hurleur.

Capitaine: “MORT, GUERRE, OR ET GLOIRE! LANDSKNECHTS, CHARGEZ!”

Ambiance:
 

Les mercenaires, organisés, lâchèrent une salve de tirs. D’autres morts tombèrent sous les balles. Puis vint la charge des piquiers et hallebardiers. Actaée en faisait partie.

Actaée: *Frapper le plus vite possible. Frapper le plus vite possible.*

Une des premières leçons que l’on enseignait aux recrues de n’importe quelle armée et qu’il fallait frapper dès que possible pour se débarrasser de la peur.
Était-ce la folie, l’inconscience, ou la peur qui guidait ses mouvements? Toujours est-il qu’Actaée fût l’une des premières à courir vers les abominations qui leurs barraient la route. Dans une nuée de cris aussi féroces que désarticulés, les Landsknechts frappèrent.

Portée par l’adrénaline, Actaée planta son arme dans l’abdomen d’un des morts, et souleva ce dernier dans un seul mouvement. Elle lâcha un cri de victoire et leva son hallebarde au dessus d’elle, telle une bannière macabre.


Actaée: “MORT! GUERRE! OR ET...!”

Un râle au dessus de sa tête l’interrompit. Elle leva les yeux. Le cadavre planté au bout de sa hallebarde bougeait toujours. Maladroitement, il s’enfonçait sur l’arme d’Actaée, laissant sa chair putride se déchirer alors qu’il se rapprochait d’Actaée. Cette dernière, horrifiée, lâcha son arme, qui tomba au sol avec le zombie empalé. Mais avant qu’il puisse se relever, d’autres hommes vinrent le transpercer de part en part de leurs armes d’hast, et finalement le cadavre ne bougea plus.

Capitaine: “BILAN!”

Landsknecht: “Un mort! Une sous le choc!”

Landsknecht: “Ils sortent de la forêt! Ils sont sur nous!”

Capitaine: “A l’intérieur! VITE!”

Un mercenaire attrapa Actaée par la taille, qui était sous le choc. Il tira la recrue jusqu’à l’intérieur du manoir. Actaée put voir les morts qui s’amassaient dehors, marchant déjà sur les dépouilles de ceux qui étaient déjà tombés, dont celui du premier Landsknecht qui était tombé. Puis la porte se ferma, poussée par les mercenaires qui prirent le temps de la barrer.

Capitaine: “Recrue! Debout!”

Actaée s’exécuta machinalement. Elle avait arrêtée de réfléchir à ce qu’elle faisait.

Capitaine: “Ton arme est restée dehors? Prends ça, tu sais t’en servir?”

Le capitaine lui tendit son arme de poing. Actaée acquiesça et la prit. Le capitaine lui tendit le reste du nécessaire pour tirer l’arme. Pendant ce temps, les mercenaires avaient barricadé la porte, derrière laquelle se trouvaient les morts-vivants, qui martelaient dangereusement cette dernière. La porte semblait solide, mais elle vibrait, et les morts ne connaissaient pas la fatigue. Ils finiraient par l’abattre.

Capitaine: “Notre temps est compté ici! Trouvez le nécromant et abattez-le!”

Des bruits de verre brisé se firent entendre à l’intérieur du manoir. Ils étaient passés par les fenêtres.

Capitaine: “J’en veux une dizaine qui les retiennent. Les autres, avec moi!”

Les mercenaires s’organisèrent. La moitié gravirent les escaliers pour se rendre à l’étage, à la chasse au nécromant. Ceux restés au rez-de-chaussée se séparèrent en petits groupes pour repousser les morts qui s’infiltraient par diverses entrées dans le vaste manoir. Actaée, elle, était restée avec un autre mercenaire près de la grande porte, de peur que les morts viennent démonter la barricade qu’ils avaient érigés pour retenir les horreurs qui frappaient toujours, de l’autre côté de la porte.

Partout au rez-de-chaussée, les morts tapissaient le sol. Les morts pénétraient le manoir au compte-gouttes, et les Landsknechts méritaient leur réputation de guerriers efficaces. Les quelques zombies assez agiles pour grimper aux fenêtres se faisaient tailler en pièces méthodiquement. Actaée en avait elle-même eu quelques-uns. Ses camarades lui lançaient des acquiescements morbides, reconnaissant son efficacité avec une arme à feu.

Mais malgré cela, les Landsknechts ne reprenaient pas confiance. A l’étage, où la moitié de leurs confrères étaient montés, les bruits ne combats ne cessaient pas, et les exclamations des vivants se faisaient de moins en moins nombreuses. A en croire les grenades et les tirs qui fusaient, ils avaient trouvé leur cible… Mais quand Actaée avait proposée de leur porter assistance, les autres mercenaires l’avaient retenue: “Un bon mercenaire obéit aux ordres et maintient sa position. Il ne se relocalise que quand l’ordre est donné.”

Les morts frappaient la grande porte avec toujours plus de vigueur. Elle ne tiendrait pas indéfiniment. Actaée plaçait une nouvelle mèche sur son arme de poing. Elle serait bientôt à court…Autour d’elle, les combats continuaient.


Actaée: “Saloperies d’armes à poudre!”

Les morts entraient de plus en plus nombreux. Les mercenaires étaient aux prises avec les horreurs qui étaient maintenant en surnombre.
Actaée nettoyait l’intérieur du canon de son arme. Son coéquipier combattait deux morts qu’il retenait du bout de sa hallebarde dans le seuil d’une porte, de sortes qu’ils ne puissent pas s’approcher.
Actaée entendit un râle. Beaucoup trop proche. Un Landsknecht s’approchait de la porte barricadée en boitant.
Non. Le Landsknecht qui s’était fait égorger à coup de dents à l’extérieur s’approchait de la porte barricadée en boitant. Il tenait à sa main un silex et une grenade.

Actaée tassa de la poudre neuve dans son canon. Elle y glissa ensuite une balle.

L’égorgé mit le feu à la mèche de sa grenade. Il n’était plus qu’à quelques mètres de la barricade.

Actaée le mit en joue. Tira. Son coéquipier ranimé par nécromancie s’affaissa… Pour de bon cette fois. Des fragments de crâne et de cervelle volèrent. Il lâcha la grenade qui roula lentement vers la barricade. Actaée s’élança vers la grenade dont la la longueur de la mèche s'amenuisait au fur et à mesure qu’elle continuait sa course vers la barricade. La dernière pensée d’Actaée en tant que telle fût qu’elle n’avait jamais eu de chance.


Actaée: “NOOOO…!”

Ensuite vint la détonation. Une vague de feu et de métal se propagea à travers la pièce. La maladroite barricade des mercenaires vola en éclats. La vieille porte qui retenait les hordes à l’extérieur du manoir fût éventrée par le souffle. Le corps d’Actaée fût projetée en arrière.

“But to stay steadfast in face of aknowledged terror…

That is true bravery.”


Ambiance:
 

Une guerrière ouvre ses yeux. Des éclats de bois et de métal couvrent son vêtement. Autour d’elle, des morts-vivants l’ignorent et pénètrent dans les profondeurs du manoir. Ils pensent sans doute que l’explosion l’a tuée. C’est faux. Elle sent dans sa main le poids d’un pistolet à silex. Chargé. Dans sa poche, il y a encore quelques mèches, de la poudre et des balles. Lamentable, mais suffisant.
La guerrière ne bouge toujours pas. Elle formule un plan. Les bruits de combats semblent avoir cessé. Elle est seule. Le nécromant est à l’étage. Si elle parvient à l’abattre, tout est fini.

Plusieurs détonations se font entendre à l’extérieur. Une volée de tirs d’arquebuses. Les morts s’empressent de ressortir accueillir cette nouvelle menace pour leur maître. La fenêtre dont avait besoin la guerrière se présente. Elle se lève sans prendre en compte les dommages qu’à subit son corps. La douleur est un message. Superflu dans cette situation.

Un zombie se tourne vers elle. D’un seul geste, elle glisse au dessus de son épaule. Pose ses mains de part et d’autre de la tête du cadavre, et tourne. Dans un craquement sec, le corps s’affaisse. Dans les yeux de la guerrière, il n’y a que haine froide. Avant que le corps n’ait pu toucher le sol, la guerrière s’était déjà faufilée entre les morts qui peinaient à réagir adéquatement à la présence si soudaine d’un adversaires parmi eux.

Ses yeux filent à une vitesse démentielle. Elle a déjà inspecté chaque détail du hall. Elle a déjà préparé sa trajectoire. Elle glisse au sol, passant sous les gardes des morts trop lents pour la suivre. Elle glisse. Elle exécute une roulade. Elle bouscule ses adversaires les uns sur les autres, puis finalement détale dans les escaliers. Le tout fait sans que son expression change. Un observateur normal aurait probablement été plus intimidé par le prédateur qui venait de tuer son adversaire à mains nues et semer le chaos dans le hall que la horde de morts-vivants qui semblaient désorganisés et lents en comparaison.

Un frisson parcours la guerrière quand elle pose le pied à l’étage supérieur du manoir. Non pas un frisson instinctif, mais un un courant de froid bel et bien présent. La température avait chuté brutalement au moment au elle avait posé son pied sur le parquet humide et moisi de l’étage. L’escalier débouche sur une sorte de grande salle, probablement construite pour les réceptions. Les fenêtres qui parcourent le mur du fond devraient permettre à la lumière extérieure d’illuminer la pièce, mais cette dernière est plongée dans une obscurité quasi-complète. Mais une grande figure se distingue grâce à ses contours qui contrastent avec la maigre lumière qui s’infiltre par la fenêtre. La guerrière s’avance à la rencontre de cette chose qui se dresse au milieu de l’ancienne salle de fêtes. A l’extérieur, des bruits de bataille se font entendre. Mais ils parviennent a peine dans la salle de fête.

L’antre du mal. La salle dans laquelle se tient la créature était une salle de bal. Décombres de chaises, tables, planchers luxueux, lustres de métal précieux jonchent le sol. Parmi les décombres se tient la Chose, haute comme le plafond de la salle, enveloppée dans un voile de tissu sombre. A ses pieds, les corps inertes des Landsknecht qui accompagnaient la guerrière. Un morceau de verre se brise sous le pieds de la guerrière. La Chose se tourne, lentement, mécaniquement, tel une marionnette contrôlée par un mathématicien. Et enfin, son hideuse figure est révélée par la maigre lumière.
Son visage sans peau n’est qu’une série de rangées de dents encastrés à même une chair rouge. Un oeil unique trône au centre de cette hideuse mâchoire, tel un joyau dans le plus maudit des bijoux. Mais la guerrière n’est pas affectée par cette vision cauchemardesque.

Guerrière: “Rends-moi mon âme, créature impie. Laisse-moi mourir.”

Les rangées de dents se mouvent.

Un sourire. Le plus impie des sourires.

Deux mains squelettiques, hideuses, de proportions monstrueuses se lèvent. Elles tiennent la tête du capitaine des Landsknechts.


Capitaine: “Tu as tout perdu. Ton âme n’est plus tienne. Nous sommes tous perdus, et nous servons tous, à présent.”

Guerrière: “J’ai beau être morte, je ne servirais jamais les nécromanciens. Rends-moi mon âme, et ton trépas sera bref.”

Capitaine: “Nous ne sommes que des marionnettes, ton âme n’est plus ici! Mais le plus drôle reste qu’une coquille vide pense avoir une volonté propre… Hellpoemer se nourrira de ton âme, et ton corps finira par servir, marionnette!”

Guerrière: “Hellpoemer… C’est donc le nom de mon adversaire. Qu’il en soit ainsi.”

Les corps de ses compagnons se relèvent. Eux aussi ont tout perdu. Mais contrairement à elle, ils servent leurs ravisseurs. La guerrière a un regard mauvais, empli de dédain pour ceux qui étaient ses compagnons.

Guerrière: “Bande d’esclaves.”

Le nécromancien fait maintenant face à la guerrière. Entre la guerrière et la Chose, se dressent les anciens Landsknechts. La guerrière oberve le corps décapité du capitaine. Il y a encore des grenades à sa ceinture. Exactement ce qu’il lui faut.

Elle s’élance. Elle est beaucoup plus rapide que ses adversaires. La Chose attend qu’elle agisse. C’est son erreur. La guerrière fonce sur le corps du capitaine et le saisit par la taille. Elle le pousse vers le nécromancien, qui ne comprends pas. Dans ses mains, la créature concentre des énergies noires de magie dans l’intention de les utiliser contre la guerrière. Les Landsknechts réanimés, qui réalisent que la guerrière s’est faufilée entre eux, ripostent, et lance levées, transpercent cette dernière de leurs armes.
Mais la guerrière les ignore, et continue a avancer avec le corps décapité de son ancien capitaine dans les bras, vers la Chose.


Guerrière: “I AM NO WOMAN OF FAITH, BUT I HAVE ENOUGH HATRED TO PURGE YOU!”

Elle appuie sur la détente. Son pistolet explose à bout portant des grenades qui pendent le long de l’uniforme de son capitaine. Ces dernières explosent à leurs tour, libérant un torrent de force, de métal et de feu dans toute la salle de réception.
Le plancher pourri cède au poids des acteurs et à la force de l’explosion. Et de nouveau, c’est le noir complet.



???: “Inquisiteur, le manoir est sécurisé. A la mort du nécromant, tous les serviteurs sont tombés. Nous sommes seuls. Que s’est-il passé exactement, inquisiteur?”

Inquisiteur: “Les Landsknechts qui étaient sensés nous assister sont partis devant nous, probablement dans l’espoir de piller les lieux de leur richesse. Leur folie leur aura coûté la vie. Cependant, ils ont le mérite d’avoir accompli leur objectif avant d’être tombés, aussi  improbable que cela puisse paraître. Certains Landsknechts sont donc compétents. Dommage qu’ils nourrissent maintenant les vers. Préparez un bûcher pour leurs corps. Leurs corps doivent brûler si nous voulons éviter une future profanation.”

Guerrière: “Peuh. Vous arrivez trop tard…”

La guerrière ouvre les yeux. Un regard vers le plafond lui révèle qu’elle avait chuté avec le nécromancien. Les soldats inquisitoriaux, méthodiques, avaient déjà découpé l’abomination en morceaux pour éviter une éventuelle réanimation.
L’inquisiteur parle avec un soldat de l’inquisition devant elle. Probablement dans la trentaine, il avait une tenue assez commune pour un inquisiteur, avec leurs grands chapeaux, leurs long manteaux pourpres couvrant leur armure. Celui-ci porte rapière et pistolets à sa ceinture, et des lames vicieuses, probablement plus utiles à la torture qu’au combat, dépassent de son manteau ouvert.
En entendant sa voix, feinte, il se retourne vers la guerrière. Aussitôt, il dégaine son arme de poing et la pointe sur le front de la guerrière en murmurant une prière.


Guerrière: “Arrêtez. J’invoque la Chance du Damné.”

La Chance du Damné. Comme le Droit d’Asile qui protégeait l’homme persécuté tant qu’il était dans un édifice religieux, la Chance du Damné stipulait qu’un individu qui était à la merci totale de l’inquisition et qui ne pouvait plus lui opposer la moindre résistance pouvait jurer d’oeuvrer au salut de son âme, cas dans lequel, si l’agent inquisitorial jugeait que la demande était sincère, le damné pouvait être épargné.

La guerrière baisse les les yeux, et comprends pourquoi l’inquisiteur est si enclin à la purger. De son abdomen dépasse la hampe brisée d’une hallebarde. L’une des armes que les Landsknechts réanimés ont utilisés contre elle. D’autre part, son corps est complètement ravagé par les blessures liées aux grenades qui ont explosé plus tôt.

Même le nécromant n’avait pu maintenir sa non-vie suite l’explosion. Elle aurait dû mourir aussi. Mais elle était là, au sol et en sang, a murmurer aux inquisiteurs qu’ils étaient arrivés trop tard. Aux yeux des inquisiteurs, elle était une abomination animée par nécromancie, et c’est bien ce qu’elle était.


Inquisiteur: “Quel ordre choisis-tu de servir en pénitence?”

Guerrière: “N’importe lequel, tant que j’obtiens ma vengeance.”

Inquisiteur: “Alors tu serviras le Necessarium Malum.”


[Un an plus tard]

A l’entrée d’Araka, il existe une forge. Contrairement à beaucoup d’autres établissements de son genre, cette forge n’a jamais fermé ses portes. N’a jamais manqué de matériaux. N’a jamais changé de propriétaire. Malgré les tristes jours qu’à vécu la ville.
Elle a toujours été là.

Pourtant les clients sont rares. Araka n’est pas le meilleur endroit pour un tel établissement. Ici, a part le commerce du bois, rien ne marche. C’est une ville glauque, qui à subi la guerre et ne s’est pas encore complètement rétabli.
Pourtant, la forge est toujours là.

Un individu entre par la porte. Encapuchonné, couvert de la tête au pied, il est difficile de deviner quoi que ce soit de ce visiteur.
Le forgeron travaille. Il martèle un morceau de métal rouge sur son enclume. Voyant qu’il a de la clientèle, il s’interrompt.


???: “Ton métal va refroidir. Continues donc ton travail, je peux attendre.”

C’est une voix de femme. Basse, presque triste. Il n’y a pas la moindre vie, pas la moindre émotion dans sa voix.

Forgeron: “J’allais recommencer de toute façon. Aujourd’hui n’est pas une bonne journée pour travailler.”

???: “Il n’y a pas de bons jours pour travailler. Il n’y a, chaque jour, que plus ou moins de mal nécessaire.”

Le forgeron marqua un temps d’arrêt.

Forgeron: “Heh. Cela faisait longtemps qu’on ne m’avait pas répondu adéquatement. Que puis-je fournir à un agent du Necessarium Malum, aujourd’hui.”

Le visiteur abaisse sa capuche, révélant un visage sans émotion et une chevelure brune nouée. Cette femme pourrait être belle si elle prenait soin d’elle, mais ce n’était pas le cas. Son teint est particulièrement pâle, comme si elle était malade. Mais cela ne gêne en rien le forgeron.

???: “Il me faut une arbalète, un uniforme et une cuirasse. Des chausses trappes et quelques grenades, si possible. Bien entendu, des carreaux, pour l’arbalète.”

Forgeron: “Entendu. Il va falloir que j’explique à l’Ordre que j’ai équipé un agent du Necessarium, par contre. Je vais avoir besoin de votre nom.”

???: “One of Many.”

Le forgeron ne marqua pas même un temps d’arrêt, et sans hésitation, partit dans l’arrière boutique à la recherche des fournitures de ce nouvel agent.

“Many, for the lost souls, the victims of the necromancers are countless;
One, for amongst these victims, only a few rise up against their masters;
One of Many, for one without a soul doesn’t deserve a true name.”
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MessageSujet: Re: One of Many [Histoire]   Sam 30 Jan - 15:09

Très belle histoire, bien écrite et immersive!

Fiche validée!

Ton perso commencera avec 4000 dormns à cause de ses circonstances (sans quoi tu aurais eu le 5000).




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One of Many [Histoire]

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