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 Apollo "Peacemaker" Anansi [Histoire]

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Apollo Anansi
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MessageSujet: Apollo "Peacemaker" Anansi [Histoire]   Sam 31 Aoû - 5:55

Informations:

Nom: Anansi

Prénom: Apollo

Surnom: Peacemaker

Âge: 20 ans

Lieu d'origine: Méridia

Profession: Aventurier, médiateur.

Guilde éventuelle: Freelance - Sans guilde

Thèmes

Apollo Anansi:
 

Emilia Anansi:
 

Histoire

Six ans plus tôt...

« Méridia.
Située sur le Détroit du fleuve Styrie, cette cité-état portuaire lie la côte Ouest d’Illusia et l’intérieur des terres alimenté par la Styrie. Cette position stratégique sur d’importantes lignes de commerce a permis à Méridia de prospérer de manière phénoménale ; si bien qu’hormis les locaux et les savants, personne n’aurait pu douter que la Ville de Mille Tours, comme on l’appelle si souvent, n’est en fait vieille que d’une centaine d’années.
Il est à noter que l’architecture de Méridia n’a rien de semblable aux autres villes qui bordent son territoire. En effet, un point important à ne pas oublier dans l’histoire de Méridia est que c’est une ville qui à été construite par ses Doges, des princes-marchands dont le sens des affaires, du commerce et des finances sont en avance de plusieurs décennies sur leurs époques. Basant l’architecture de la ville sur ses prévisions de croissance phénoménales (et souvent justes) et utilisant les fonds colossaux dont disposent les Doges, tout a Méridia à été construit avec un objectif plus lointain dans le temps : Les infrastructures sont gigantesques, souvent construites pour pouvoir accueillir le double ou le triple de la population attendue lors de la validation des premiers plans. Tout, des bâtiments administratifs aux bains publics, en passant par les fortifications et les routes, prend des dimensions phénoménales dès les premières phases de construction. C’est la raison pour laquelle Méridia à été baptisée la « Ville de Mille Tours » : En effet, il y a-t-il un meilleur moyen de loger une population toujours grandissante que de construire à répétition les grandes tours résidentielles identiques de 70 mètres qui recouvrent le territoire de la cité-état portuaire ?... »

- Layfon Alseif, D’un Monde à l’Autre


Des doigts passent de manière familière sur le nom de l’auteur du texte. Après un bref soupir, l’épais tome de Layfon Alseif décrivant les différents lieux qu’il a eu la chance de visiter se referme.

Apollo fronce les sourcils. Il examine le grimoire posé sur la table devant lui. Le piètre cours d’histoire-géographie que contenait cet ouvrage ne reflétait en rien la vérité sur la Ville de Mille Tours. Aucun ouvrage ne s’en approchait jamais. Il lève les yeux. Il est dans une petite pièce, d’environ dix mètres carrés. Le long des murs, des livres de toutes tailles, de toutes formes, sont entassés contre les murs. Il est assis seul, sur une chaise simple, en train de lire un livre sur une table simple, éclairé par une simple bougie. Il regarde par la fenêtre. Il fait nuit a l’extérieur. Pourtant, de nombreux éclairages et le bruit dans la ruelle ambiante montre une ville encore vivante malgré l’heure tardive.

Il se lève de sa chaise, va ouvrir la fenêtre. L’air chaud d’une ville qui ne s’éteint jamais s’engouffre dans la pièce.


Il agrippe le bord de la fenêtre et saute. Un bond de trois mètres vers le bas lui permet d’atteindre le sol depuis sa fenêtre au premier étage de la Tour 29 du quartier Bey-Lee. Il atterrit au milieu d’une foule qui n’a que faire de l’apparition d’un nouvel individu dans la masse.

Apollo a 14 ans. C’est un Child Error. Un orphelin, enfant sans identité de Méridia. Comme tant d’autres. Cheveux noirs, courts, un peu chétif. Il porte une tenue d’ère industrielle. Conçue pour durer, pour protéger. Il porte un manteau de cuir épais, visiblement trop grand pour lui. Un manteau de cuir qui sert visiblement à le protéger d’attaques physiques, a en croire le nombre d’impacts de différentes formes de lames que l’on peut distinguer sur le manteau.


Apollo se déplace avec la foule, sans attirer l’attention, le long des rues surdimensionnées de Méridia.  Les mains dans les poches, toujours à l’affut, comme tout le monde dans la rue. Il avance sans s’attarder, sans se retourner. Toujours regarder devant soi. Ne pas laisser son regard tomber sur la mauvaise personne. Ne pas attirer l’attention. Une seule chose importe : La destination. Celui qui suivait ses indications avait compris une des règles essentielles pour s’en sortir dans les rues de Méridia, et avait ainsi doublé son espérance de vie.
Apollo atteint sa destination en une dizaine de minutes. Il atterrit devant un restaurant de rue. Il s’assit à une table, et fit signe à la serveuse.


Apollo : « Deux portions de riz et du pain. Et de l’eau de pluie pure.»

Serveuse : « Serait-ce un soir de fête ? »

Apollo : « Je ne suis pas assez stupide pour fêter quoi que ce soit à Méridia. »

La serveuse sourit, et retourna en cuisine. Apollo revenait régulièrement par ici. Il connaissait la serveuse. Et a chaque fois, ça commande était différente. Parce que pour lui, la nourriture n’était pas la seule chose qui venait avec la commande.
Dix minutes plus tard, un homme de la trentaine s’assit en face d’Apollo. Musclé, une cicatrice sur la joue. L’homme faisait une mine grave. Il s’appropria une des portions que Apollo avait commandé avant d’entamer la discussion.


Homme : « Tu me contactes tôt, gamin. Je n’aime pas perdre mon temps, mais on m’a dit que t’étais…performant. Alors. As-tu assez d’infos pour me satisfaire ? »

Apollo : « Je n’ai pas « assez d’infos pour te satisfaire », l’ami. J’ai la position du coffre. »

L’homme afficha le temps d’un instant sa surprise avant de se ressaisir. Afficher sa surprise en public a Méridia attirait l’attention. Il ne faut pas attirer l’attention.

Homme : « J’espère que tu dis vrai. Deux jours pour une tâche qui aurait dû te prendre un mois, ce n’est pas… courant. »

Apollo : « Je ne suis pas « courant », l’ami. Je t’ai dit que j’étais le meilleur courtier de Bey-Lee. Mais maintenant il va me falloir une preuve de bonne volonté. »

Homme : « Bien sûr. 1500 Vincis maintenant, le reste après récupération. Et si tout se passe bien, je risque d’avoir plus de travail pour toi. »

Apollo : « Entendu. Tu as quatre jours pour me recontacter avec l’argent. Après ça, les informations que j’ai sur toi risquent de finir entre les mains de nos amis les margraves. Rien de personnel. »

Homme : « Bien entendu. Rien de personnel. Mais tu m’as l’air bien sûr de tes informations. »

Apollo : « Je suis le meilleur dans mon domaine. »

Le temps qu’ils finissent leur courte discussion, ils avaient fini leurs plats. L’homme s’éclipsa, et Apollo fit signe à la serveuse. Elle s’approcha, et Apollo lui tendit un tiers de la somme qu’il venait de recevoir. Une jolie somme.

Apollo : « La commission habituelle. Pour le riz et tout… » Et Il s’en alla de son côté.

Ou plutôt il croyait s’en aller. Deux mains massives vinrent le saisir par les épaules, on plaça un sac sur sa tête avant de l’assommer sur une musique de fond constituée de cris des clients autour. La dernière pensée d’Apollo fut qu’ils attiraient trop l’attention avec leurs cris.

[FIN]


[OU PAS]


Apollo se réveilla dans un environnement familier. Il se tenait dans une chambre d’environ 10 mètres carrés. Le mobilier était simple, constitué d’une table, d’une chaise sur laquelle Apollo se tenait, et d’une bougie sur la table. Les livres étaient empilés contre les m…

Apollo : « Je suis chez moi !? »

Apollo essaya de se lever. Ses poignets étaient liés au dos de la chaise. En tournant la tête, il se rendit compte qu’il y avait 3 membres de la garde, des margraves, dans sa chambre.

Apollo : «Okay… J’ai fait quoi ? »

En guise de réponse, un poing massif s’abattit sur le visage de l’adolescent.

Apollo : « Je vois qu’on est d’humeur constructive, chien du Doge ? »

Un deuxième coup de poing atterrit dans la face du courtier d’informations. Un coup de poing d’une force suffisante pour brouiller la vision d’Apollo pendant quelques instants.

Le temps qu’il se ressaisisse et que sa vision se rétablisse, un nouvel individu était entré dans la salle.

Graham, Capitaine de la garde margrave:
 

Graham : « Et bien. Apollo Anansi. Le «Meilleur Courtier de Bey-Lee ». »

Apollo : « Heh. Qu’est-ce que j’ai fait pour attirer ton attention, capitaine ? J’ai vendu l’info comme quoi ta femme était en manque ? Ou alors tu veux savoir avec qui elle te trompe ? »

A peine avait-il fini sa phrase qu’un coup de pied botté atterrit dans ses côtes.

Margrave : « Ferme-là, Child Error ! C’est a cause de petites merdes comme toi que Méridia va mal ! »

Apollo :  « T’as raison, les « forces de l’ordre » maintiennent la sécurité des habitants et la paix, c’est quand, la dernière fois que t’as aidé un Méridian, chien du Doge ? »

Un autre coup de pied décolla pour atterrir dans les côtes d’Apollo. Mais ce coup de pied n’atteint jamais sa cible.

Graham : « Stop. Maintenant. Sortez. »

Graham n’avait pas bougé d’un poil. Mais la voix du capitaine des margraves s’était fait entendre. Même Apollo en resta bouche bée. Les trois subordonnés, encore en colère contre le courtier, sortirent a contrecœur dans le couloir qui séparait les différentes chambres de la tour 29. La porte se referma derrière eux. Et Graham se retourna, toujours calme, vers Apollo.

Graham : « Et bien…On a la langue bien pendue, pour un négociant en informations. » Graham s’approcha du Child Error, toujours ligoté, avant de s’asseoir sur la table. « Parlons affaire, Apollo Anansi. »

Apollo : « Pas moyen. Je ne fais pas affaire avec les margraves. Mauvais pour les affaires. Mes habitués ne vous aiment pas. Personne ne vous aime. »

En guise de réponse, d’un coup de pied, Graham fit tomber la chaise d’Apollo. Sa tête heurta le sol, et il fut dans une position d’autant plus inconfortable.

Graham : « Je n’ai malheureusement pas le luxe de te demander ton avis, gamin. Maintenant, ça peut bien se passer pour nous deux, ou ça peut bien se passer pour moi. »

Apollo : « T’as pas cerné la situation, salopard. Ou devrais-je dire « Orange » ? » Graham manqua de glisser de la table sur laquelle il était assis par surprise. La réaction qu’attendait Apollo. « Eh oui, j’ai mes sources. Et t’as beaucoup, beaucoup a perdre. Ça serait dommage qu’il m’arrive quelque chose, et que je ne sois pas en mesure d’empêcher certaines sécurités de s’enclencher, rendant publique certaines informations concernant les majeures factions de Méridia...Dis, les margraves ont pas quelques sales petits secret à garder du public ? Comme le Projet Ssaeg ?»

Graham se redressa de sa chaise, visiblement contrarié. Il n’avait pas la moindre idée de comment un gamin de 14 ans s’était procuré de telles informations. Aucun civil de devrait pouvoir.

Graham : « Et bien…Impressionnant. Très impressionnant. Mais j’ai peut-être quelque chose qui peut t’intéresser en échange. Comme la position d’Emilia Anansi ? »

Le cœur du courtier fit un bond en arrière. Apollo était un Child Error. Mais il avait eu des parents. Aryl et Lilith Anansi. Père et mère de deux enfants, Apollo et Emilia Anansi. A cause d’évènements qu’il n’avait pas l’âge de comprendre, il avait été séparé de sa famille alors qu’il n’avait que 8 ans et sa petite sœur 6 ans.
Le visage d’Apollo s’assombrit. Il contenait visiblement sa colère à l’énoncé du nom de sa sœur.


Apollo : « Un mot de plus, chien de Doge, et tu le payes au centuple. La discussion est close. Tu n’as aucune information a me fournir et je n’en ai aucune a te fournir. »

Graham se tourna vers l’enfant, visiblement un peu déçu du résultat. Mais ne s’arrêta pas pour autant.

Graham : « Et bien. Avant que je parte, je vais quand même te faire un topo. Je cherche une bande de contrebandiers dans le quartier Sheen-Hua. Trafic d’esclaves. Très difficiles à saisir du fait de leur connaissance du terrain. Mais ils ont fait l’erreur de déplacer leur dernière cargaison en engageant de l’aide extérieure, à cause de la taille du chargement. On a perdu notre élément infiltré, mais avant sa disparition il a pu nous transmettre ces informations. »

Apollo ne bougea pas d’un cil pendant l’explication du capitaine des margraves. Mais malgré la mine qu’Apollo affichait, Graham savait qu’il l’écoutait attentivement.

Graham : « Ils vont effectuer la transaction pour ce chargement ce soir, avant l’aube. Après ça, il sera impossible de retrouver ces esclaves. Alors j’ai besoin de ton aide pour les retrouver, au plus vite. Je comprends que tu ne peux pas m’aider officiellement. Si ça se sait que tu travailles avec les margraves, tu es mort. Alors voilà ce que je te propose. »

Graham sortit un objet cylindrique de son sac. Une fusée éclairante.

Graham : « Mes hommes seront déployés à Sheen-Hua pour la nuit. Ils resteront dissimulés ou loin de toute zone dangereuse ou peu surveillée, de sorte à ce que les contrebandiers soient en confiance. Maintenant, si quelqu’un parvenait à trouver le repaire des malfrats, et qu’il utilisait une de nos fusées de détresse margraves… La totalité de mon unité pourrait intervenir dans les 300 secondes. Les contrebandiers ne feront pas le poids face à mes margraves, et les esclaves seront libérés. Tout le monde est content. Il se pourrait même que je te doive une faveur. »

Graham redressa la chaise d’Apollo et le détacha.

Graham : « Je te laisse y réfléchir. Des vies sont entre tes mains, gamin. »

Apollo n’avait pas bougé depuis le début du topo de Graham, même quand il avait redressé la chaise sur laquelle il se tenait. Affichant toujours la même expression sérieuse et concentrée, Apollo avait dévisagé Graham out ce temps. Graham sortit, laissant Apollo seul dans sa chambre avec ses livres, sa table, sa bougie et sa chaise.

Apollo attendit d’être sûr que Graham soit loin pour enfin agir. Il se redressa, vérifia qu’il n’y avait personne dans le couloir de la tour, verrouilla l’unique porte de sa chambre et la fenêtre. Et commença sont appel.

Apollo : « Samuel Hansworth, Ridley Stendar, Gregorio Arthan. Mes yeux et oreilles dans la façade noire de la ville, venez à moi. »

Immédiatement, sortis de nulle part, trois êtres de ténèbres firent leurs apparitions dans la salle, comme sortis tout droit du vide.

Samuel : « De par votre don, les morts répondent à l’appel, Apollo. »

Méridia. Une ville combat constant pour la survie. Tous les jours, de nombreux braves hommes, femmes et enfants mourraient de toutes sortes de manières. Maladie, accident de travail, meurtre. Ils faisaient partie du quotidien des citoyens de Méridia. Un tel nid de misère avait laissé de nombreuses âmes perdues dans la ville, personnes n’ayant pu atteindre l’au-delà à cause de regrets, d’une tâche laissée en suspens, ou d’une autre raison similaire. Ces âmes perdues, à leur mort, se matérialisaient en spectres, en fantômes. Ces êtres étaient invisibles auprès du commun des mortels, mais Apollo avait une affinité particulière avec ces êtres, ce qui lui permettait d’intervenir auprès d’eux, de communiquer avec ce terreau de misère de Méridia. Et c’était sa force. Personne n’avait jamais pu capturer ou débusquer un informateur d’Apollo, parce qu’il n’en avait pas de vivants. Pourtant, il avait des oreilles partout où il y avait eu des morts à Méridia.
Il avait des oreilles dans toute la ville.

Apollo, du haut de ses 14 ans, semblait bien peu impressionnant face a des trois êtres d’ombre qui étaient chacun plus grand que lui. Mais il n’en avait visiblement rien a faire.
Apollo : « Une cargaison d’armes. Vous m’aviez dit que c’était une cargaison d’armes qui devait passer par Sheen-Hua ce soir ! DES ARMES ! Des esclaves, ça n’a RIEN A VOIR ! » Apollo avait claqué ses mains à plat contre la table, visiblement contrarié d’avoir des informations erronées. Apollo n’aimait pas être en retard en matière d’informations.
Les spectres n’avaient pas bougé. Dénués de muscles et de chair, ils ne sentaient pas se besoin vivant de bouger. Par conséquent ils adoptaient une démarche rigide, estimant que le moindre mouvement inutile était représentait une perte.

Samuel : « Le contenu des chargements n’a pas été vérifié directement. Mais les convois avaient bien l’apparence de convois d’armes. »

Apollo : « Et où sont ces chargements maintenant ? »

Samuel : « D’après les frères Evera, les chargements se sont arrêtés depuis peu aux Jardins Grégoriens de Sheen-Hua, dans une manufacture abandonnée. C’est probablement le lieu de rendez-vous. »

Apollo : « Alors je vais vérifier les informations moi-même. J’ai une réputation à sauver. »

Samuel : « Nous pensons qu’il serait plus sage d’amener avec vous le mécanisme du margrave. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Il est donc imprudent de se soulager d’un tel outil. »

Apollo fixa l’ombre qui se tenait devant lui. Il se demandait parfois s’il dirigeait vraiment ces êtres. Sa relation a la fois étroite et distante avec ses êtres le déboussolait. Mais ce coup-ci, ils avaient raison. Apollo prit le fusée que lui avait laissé Graham et sortit de la pièce. La traque était lancée.


A l’aide de ses informateurs, il ne lui fallut qu’une vingtaine de minutes pour trouver l’immense manufacture désaffectée dans laquelle se terraient les contrebandiers. L’entrée principale de l’édifice n’était pas gardée, probablement pour ne pas attirer l’attention. Apollo passa la grande porte, et commença à explorer les lieux.

Apollo : *Ils ne doivent utiliser qu’une partie du bâtiment, ils ont dû resserrer leur périmètre de sécurité…Ils ne doivent pas être si nombreux, dans ce cas ?* L’apparition d’un spectre a côté de lui interrompit le flux de ses pensées. « Jakob Evera. Alors, qu’avez-vous découvert, toi et ton frère ? »

Jakob : « Mon frère est encore en train de les observer. J’ai les noms des esclaves qui vont servir lors de la transaction de ce soir. Un élément en particulier nous a interpellés… Il y a une fille dans le lot. Pré-adolescente. D’après le registre...Son nom est… »

Le fantôme marqua un temps d’hésitation. C’était la première fois qu’Apollo voyait un fantôme hésiter, alors qu’il avait commencé à communiquer avec eux il y a quelques années.

Apollo : « Parles, Jakob. J’ai besoin de ces informations, elles sont cruciales à notre entreprise. »

Jakob : « Emilia…Anansi. »

Apollo fit un pas en arrière.

Ce n’était pas possible.

Il avait cherché sa sœur.

Il avait créé ce réseau d’informateurs pour trouver sa sœur.

Il l’avait cherché partout a Méridia.

Et après six longues années, elle était là. A proximité. A deux pas.

Et en danger.

Apollo reprit ses esprits. Il n’était pas question de perdre son calme maintenant. Il reprit sa marche dans les sombres couloirs de l’entrepôt…

Un sifflement dans l’air se fit entendre. Une mèche de cheveux d’Apollo glissa au sol. De l’ombre, un des esclavagistes fit son apparition. Et se précipita sur lui.
Le jeune courtier n’eut pas le temps de réfléchir. Il sortit la fusée que lui avait laissée Graham, et la tira par la fenêtre. La lueur écarlate qui sortit du canon argenté que tenait Apollo s’en alla par la fenêtre pour éclairer le ciel Méridian. Cette lumière rouge fut la dernière chose qu’aperçut Apollo avant qu’un acolyte de l’esclavagiste fasse son apparition et le frappe à la tempe.



Apollo se réveilla dans un sursaut et se rendit compte qu’il était de nouveau attaché.

Apollo : « POURQUOI TOUJOURS LE COUP A LA TÊTE ?! »

Un coup de pied vint l’accueillir pour un réveil en douceur et en harmonie.
Il était a présent dans une salle close, probablement un bureau administratif de la manufacture. Allongé et attaché dans un coin de la pièce, il ne voyait pas clairement les quatre individus (probablement des esclavagistes) qui se tenaient dans la salle à cause de la sueur et du sang qui lui barraient la vue.  Heureusement pour Apollo, l’ombre Jakob Evera fit son apparition dans la pièce, à l’insu des contrebandiers, qui ne possédaient pas le don d’Apollo, et qui étaient donc incapables de voir le spectre.


Jakob : « Vous êtes resté inconscient une dizaine de minutes, Apollo. Les margraves ont été alertés, et sont en route. Mais l’entrepôt est large, et les contrebandiers plus nombreux que le nombre prévu initialement par les margraves, qui peinent à avancer. Les otages sont a proximité. »

Apollo Acquiesça discrètement. Il essuya son visage sale de quelques frottements d’épaule maladroits. Les contrebandiers parlaient a vive voix, visiblement au courant qu’ils étaient attaqués. Ils ne semblaient pas se préoccuper de la présence d’Apollo, qui était de toute façon inoffensif dans l’état présent.

Contrebandier 1 : « Ils sont une vingtaine à l’intérieur du bâtiment. Il reste probablement environ 40 d’entre nous. Ils sont arrivés par la porte Ouest, mais ont probablement la totalité de l’entrepôt encerclé avec d’autres équipes. La marchandise est au repos dans les comptoirs 2, 7 et 8. »

Contrebandier 2 : « Tuez les otages. Ils nous entravent dans ce combat. Les garder en vie n’empêchera pas les margraves d’agir, alors que les tuer pourrait semer assez de chaos pour un coup d’éclat. Va faire passer l’ordre, Vink. »

Le dénommé Vink acquiesça, et Apollo le faucha de ses jambes alors qu’il essayait de sortir. L’action manqua et Vink put sortir en faisant un petit bond. Il ne s’attarda pas. Son ami, en revanche, remarqua l’action désespérée d’Apollo, le saisit par la tête et la cogna à répétition contre le mur en dans une nuée d’insultes et de mots désobligeants concernant la généalogie d’Apollo.
A la vitesse à laquelle la situation empirait, Apollo savait qu’il ne lui restait pas longtemps a vivre. Les otages n’allaient pas faire long feu non plus. Il avait alerté les margraves trop tard. Il aurait pu leur dire directement où chercher, mais il ne l’avait pas fait par peur pour sa réputation. Il avait le sang de chacun de ces otages sur les…

La porte s’ouvrit. Un éclat blanc presque imperceptible entra dans la pièce, se dirigea droit vers la gorge de celui qui tenait Apollo. Puis vers les gorges des deux autres contrebandiers. La salle sembla d’un coup noyée sous un voile écarlate quand les gorges tranchées des criminels libérèrent un jet de sang qui couvrit les murs de la petite pièce. Au niveau de la porte se tenait Graham. D’un coup sec, il retourna Apollo sur le ventre et trancha ses liens.

Graham : « Bien joué gamin. Les dés sont jetés. Les criminels ont perdu. Mes gars sont en train de les séparer et de les éliminer proprement et sûrement. La victoire est a nous. »

Apollo : « NON ! Ce n’est pas fini, on doit arrêter Vink ! Il va tuer les otages ! VITE ! Ils ont parlé des comptoirs 2, 7 et 8 pour les esclaves ! ON DOIT LES SORTIR DE… ! »

Graham mit fin a la crise de panique d’Apollo avec une méthode traditionnelle margrave : La baffe dans la gueule qui veut tout dire.

Graham : « Okay. Je vais au comptoir 2 qui est plus proche, je le poursuis directement. Toi, tu fonces en 7, pour l’intercepter si j’arrive trop tard. »

Graham ne laissa pas le temps d’acquiescer au gamin avant de s’enfoncer dans le couloir sombre de l’entrepôt. Apollo saisit un des sabres des contrebandiers, et fonça dans la direction que lui avait indiquée Graham, suivi par Jakob.

Après deux minutes de course, arriva enfin dans la grande salle du comptoir 7. La grande salle était vide, hormis pour la grande cage qui contenait la trentaine de prisonniers au milieu. Apollo se précipita vers la cage, pour tenter de l’ouvrir. En s’approchant, il comprit avec horreur que la cage elle-même était placée sur une large flaque d’une substance dense et visqueuse, et que les barreaux en étaient couverts : Probablement une substance inflammable, dont la vocation était d’éliminer rapidement et efficacement les prisonniers pour un risque minimal. La moindre étincelle à proximité signifiait une mort horrible pour les hommes, femmes et enfants présents dans la cage. Apollo comprenait a présent pourquoi ils étaient tous assis et silencieux dans leur cage. Et il n’enviait pas leur sort. Mais cela voulait dire qu’il ne pouvait pas les libérer, car il n’avait pas la clé de l’énorme serrure qui bloquait l’unique ouverture de la cage. Forcer la serrure avec la lame acquise récemment était hors de question, dans la mesure où les étincelles devaient être évitées à tout prix.

Apollo ne pouvait faire qu’une chose. Protéger la cage en attendant l’aide.

Jakob : « Il arrive. Je l’entends. Préparez-vous, Apollo. »

Apollo était déjà en sang, fatigué par les évènements précédents, il sortit tant bien que mal de la flaque visqueuse inflammable, pour se placer devant la porte indiquée par Jakob, par laquelle Vink était supposé sortir. Et il sortit.

Apollo se tint entre la cage et Vink. Il ne devait pas passer.

Vink : « Oh ? Tu es vivant ? Qu’est-ce que tu vas faire dans cet état ? Avec cette arme ? M’arrêter ?! »

Vink avait raison, c’était insensé. L’enfant faisait presque une tête de moins que son adversaire. Et il n’avait jamais utilisé un véritable sabre de combat. Mais Apollo, curieusement, sentit pour la première fois depuis longtemps un certain sentiment de paix : Il avait dépassé ce stade misérable où il se battait chaque jour pour survivre, le stade du Child Error. Le stade de l’enfant des rues. Le stade du figurant de l’histoire. Ce soir, il se battait plus pour lui-même, mais pour d’autres. Il combattait non pas pour sa survie, mais pour que d’autres survivent. Et à ce moment précis, Apollo comprit qui il était vraiment. Il allait mourir, certes, mais en tant qu’Apollo Anansi, pas en tant que Child Error anonyme. Et c’était pour lui la plus grande des récompenses.

Il s’avança vers Vink, serrant un sabre trop grand pour lui de ses deux mains. Vink dégaina son propre sabre avec maestria. Apollo chargea. Vink para son coup. De deux coups violents, déstabilisa Apollo qui chuta vers l’avant. Vink se baissa. Mit un coup de pied rotatif horizontal dans le ventre d’Apollo qui n’avait pas retrouvé l’équilibre. L’enfant vola sur le côté. Et ses paupières devinrent de plus en plus lourdes. Jusqu’au noir complet.

Samuel : « Redresse-toi, Apollo, vite ! »

Jakob : « Tu n’as pas le temps, lèves-toi ou les innocents périront. »

Apollo : « Je ne peux pas lui tenir tête. Il est trop fort. »

Samuel : « Certes. Tu ne peux pas lui tenir tête. Tu es moins fort, moins expérimenté, blessé. Tu ne fais pas le poids. »

Jakob : « Mais ensemble, nous faisons le poids. »

Samuel : « Alors laisse-nous t’aider, Apollo. Laisses-nous te montrer la véritable profondeur de notre lien avec toi. »

Apollo rouvrit ses yeux. Il n’avait pas perdu connaissance, il avait juste eu le temps de cligner des yeux. Il se leva. Il savait quoi faire. Plaçant ses paumes en avant en signe de prière, il récita.

Apollo : « J’en implore à l’Intendante de Guerre,
La tempête ravageuse des plaines de Cyril,
Le sang perdu d’Amkera.
Croc métallique illuminant les plaines cramoisies,
L’objet de ma requête est la Puissance Noxienne !
KAT-ARH-INA ! »


Une légère brise enveloppa la salle. Un adepte de magie aurait senti le changement dans l’aura qu’émanait Apollo, mais Vink n’en était pas un.

Vink : « On en redemande ? Reste au sol, sale bouseux ! »

Vink frappa Apollo de sa rapière. Mais cette fois-ci, Apollo bloqua la lame sans broncher. Rapidement, il fit un tour autour de la lame bloquée de Vink et lui mit un coup de pied dans la main droite. Vink lâcha son arme. Apollo leva sa rapière, mais Vink lui mit un coup de tête. Apollo lâcha lui aussi son arme. Vink le plaqua au sol, et commença a le frapper a mains nues. Apollo, incapable de se dégager, bloqua les coups de Vink du mieux qu’il pouvait. Mais la situation de dura pas assez longtemps pour que Vink marque son avantage, parce qu’une lame alla transpercer le cœur de Vink alors qu’il était toujours au-dessus d’Apollo. Graham dégagea le corps, pour aider Apollo à se relever.

Graham : « Je suis en retard. Je suis désolé. Mais tu t’en es bien sorti, gamin. »

Apollo : « Les… ? »

Graham : « Je ne suis pas arrivé a temps. Et je ne serais pas arrivé a temps pour ce lot-ci si tu n’étais pas intervenu. Mes hommes ont enfin le contrôle du secteur. C’est fini. »

Apollo se tourna vers ses deux compagnons spectraux.

Apollo : « Dans quel groupe était Emilia ? »

Jakob : « Elle était dans le….groupe du comptoir deux. »

La phrase percutta Anansi comme un millier de coups de dagues dans son corps.
Vide d’espoir, il se releva.


Apollo : « Dans quelle direction est le comptoir deux… ? »

Graham lui indiqua la direction. Et il courut.

Courut pour déboucher sur une salle similaire au comptoir 7 ou il venait de combattre. Mais au centre de l’immense pièce, à l’endroit ou se tenait la cage, une grande trace noire était visible sur le sol, le plafond, et sur les restes calcinés de la cage.

Apollo s’approcha. Il ne restait des prisonniers que cendres. Apollo arracha de ses mains les restes de la porte. Les gonds volèrent aisément en éclat, avant d’atterrir derrière Apollo. Il entra dans la cage. S’écroula. Il frappa le sol de la cage d’un poing rageur.

Et fût étonné d’entendre un cliquetis métallique sous son poing. Dégageant la cendre autour du point d’impact, il découvrit un pendentif. Composé d’une fine chaîne ajustable et d’une réplique de soleil argenté incrusté de 6 petits mais magnifiques saphirs, le tout était d’une beauté fascinante, et devait son existence à de longues heures de travail de mains d’un maître orfèvre. A l’arrière du soleil en argent, des mots étaient gravés :


« Anansi
Familia ante omnia »



Ce coup-ci, Apollo tomba en larmes. Il cria de toutes ses forces, frappa le sol de la cage à en avoir les mains en sang. Il avait tout perdu. Il avait échoué. Il n’avait pas pu protéger sa sœur. Pire encore, Apollo savait qu’il aurait pu la sauver, s’il avait collaboré avec les margraves. Il avait tué sa sœur. Il avait tué toutes les personnes dans cette cage. Il les avait condamnés à une mort horrible. Il tomba à plat ventre sur le sol calciné de la cage. Pour ne plus bouger. Pour mourir, tel qu’il le méritait.

???: « Enfin je te retrouve ! Tu es en retard ! »

Apollo sursauta. Il se redressa, et se tourna vers la source de cette voix aigüe et joyeuse.

Derrière lui, se tenait Emilia Anansi.


Six ans plus tard...

Apollo se tenait sous un arbre, dans un jardin public de Bey-Lee. C’était un matin brumeux de Printemps, il était encore trop tôt pour que les travailleurs soient dans les rues. Méridia ne dormait jamais, mais s’il y avait bien une heure ou elle somnolait, c’était maintenant. Il regardait un couple à environ cinq mètres de lui, assis sur un banc.

Homme : « Je ne sais pas si je pourrais le faire sans toi. C’est si dur, depuis ton départ… J’ai peur de sombrer dans l’alcool, comme à l’époque ou on s’est rencontrés. »

Femme : « Tu es bon, Kaleil. Et tu es fort. Je sais que tu ne laisseras rien tomber. Il ne s’agit pas de confiance, je le sais, tout simplement. Notre petit Isaac compte sur toi. Élève-le pour qu’il soit aussi bon que son père. »

La femme se leva de son banc, tout en gardant la main de l’homme dans la sienne.

Homme : « Seras-tu avec nous, Sonya ? Je ne veux pas que tu nous quittes… »

L’homme était au bord des larmes. L’épreuve semblait lui être terriblement difficile. La femme serra l’homme brisé contre elle. Tout en elle respirait la paix.

Femme : « J’ai toujours été avec toi. Avec Isaac. Je serais toujours avec vous. Et quand un jour tu quitteras ce monde, je serais là, à t’attendre, de l’autre côté de la porte. Je suis fier de toi, Kaleil. Je t’aime. »

Et la femme se volatilisa doucement avec le dernier de ses regrets : ne pas pouvoir dire au revoir à ses êtres chers.  L’homme tomba au sol, et fondit finalement en larmes au départ final de sa femme. Il pleurait d’une tristesse immense d’avoir perdu sa femme, mais aussi de bonheur d’avoir pu finalement lui dire au revoir, lui dire tout le bien qu’il pensait d’elle.

Les deux avaient enfin pu faire leurs adieux. La paix avait été rétablie. La mission d’Apollo était accomplie. Il quitta le jardin, ne laissant derrière lui que cet homme, brisé, mais dont la vie allait pouvoir reprendre.
Six ans après sa réunion avec sa défunte sœur, Méridia avait changé aux yeux d’Apollo. Alors que c’était une ville grouillant de non-vie, de regrets, de souffrances a l’époque, la Méridia d’aujourd’hui était certes tout aussi dure, mais il n’y avait pas ce sentiment de désespoir constant qui plannait sur la ville, et pour cause : Apollo avait méthodiquement lavé chaque spectre, chaque âme perdue de Méridia de tout regret qu’ils avaient de leur vie passée. Tous avaient trouvé la paix. Sauf une poignée.


Apollo : « Samuel, Jakob, Nevis, Emilia… ? »

Les frères Evera et Samuel apparurent de manière classique, sortis de nulle part, comme à leur habitude. Emilia Anansi, elle, sortit d’un buisson et fit mine de charger son frère. Et passa au travers de lui comme un vulgaire hologramme. Contrairement aux années précédentes, les spectres n’avaient pas cette forme d’ombre triste, ils avaient repris leurs apparences de vivants. Samuel avait un tablier d’orfèvre, alors que les frères Evera portaient des tenues d’ouvrier. Il y avait plus de vie dans leurs yeux que jamais.

Emilia semblait avoir grandie, vieillie de la même manière qu’Apollo, malgré sa forme spectrale. C’était un phénomène unique.


Emilia Anansi (18 ans):
 

Emilia : « Oni-san, depuis quand c’est correct d’assister aux derniers adieux d’un couple ?! Tu devrais avoir honte ! » Dit-elle en faisant mine de frapper son grand frère sur la tête.

Apollo : « J’ai été discret, moi. Je ne suis pas fondue en larmes parce que c’était « trop triste ». S’ils t’avaient vu, ils auraient été vraiment gênés. »

Ils continuèrent a se lancer chamailler pendant quelques secondes. Samuel intervint, ayant pour la première fois un air impatient.

Samuel : « Bon…La ville n’a jamais été si paisible. Il n’y a pas un seul spectre dans les environs. Je pense qu’après tout ce temps, il vaudrait mieux que j’aille retrouver ma femme et mes enfants, moi. »

Les frères Evera ne prirent pas le temps de faire de véritables adieux. Bien plus vivants qu’il y a quelques années, ils se précipitèrent de dire au revoir à Apollo, avant de se volatiliser, hâtes d’en découdre avec l’au-delà.

Apollo : « Et Bien. Sympas. On se connaissait depuis combien d’années pour qu’ils partent comme ça ? »

Samuel : « Il devait en être ainsi. Ils ont atteint la paix. Chaque instant supplémentaire passé ici est contre-nature. »

Apollo : « Et toi, alors, vieillard ? T’es pas un peu contre nature, peut-être ?»

Samuel : « Ne me provoque pas ! J’ai envie de faire mes adieux, moi ! »

Apollo : « Dis….Samuel ? J’ai une question pour toi… ? » Apollo marqua un temps de pause. Samuel l’écoutait déjà. « Plus jeune, à l’époque où j’étais encore courtier en informations, j’avais une compagnie de fantômes à mon service. C’était ma force. Vous m’obéissiez au doigt et à l’œil. Mais plus j’y pense…Plus je me dis que je n’avais en fait aucune autorité sur vous. Que je n’avais rien fait pour obtenir une quelconque forme d’autorité sur vous. Ce n’est pas ma volonté, ou mon don, qui m’a permis de vous faire obéir pendant des années…Alors pourquoi ? »

Samuel : « Regarde Méridia, regarde autour de toi, Apollo. Que vois-tu ? »

Apollo : « Une ville étrangement vide de spectres. »

Samuel : « Exactement. Et rappelle-moi, que sont les puissants incarnats que tu peux utiliser pour améliorer tes capacités physiques ? »

Apollo : « Des contrats. Avec les morts. Pour qu’ils me prêtent de leur puissance. Qu’ils échangent contre…… ? »

Samuel : « La possibilité d’être libérés. Toutes ces années, nous t’avons aidé, Apollo, parce que tu représentes un potentiel de « paix » exceptionnel. Le meilleur exemple de ton pouvoir reste Méridia. Cette ville sans spectres est ton œuvre. Celle de personne d’autre. Et c’est pour ça, que nous t’aidons. Et visiblement… On a bien fait. Merci, gamin. »

A son tour, Samuel disparut, ne laissant derrière lui que le souvenir d’un sourire s’étendant d’un bout à l’autre de son visage.
Apollo se tourna vers sa sœur.

Apollo : « Alors…Il ne reste plus que nous deux, hein ? » A vrai dire, Apollo était un peu triste à l’idée de voir ces anciens compagnons disparaître. Mais il savait que c’était pour le mieux.
Emilia : « Et oui ! Si tu pensais te débarrasser de ta sœur avec un simple « Va, maintenant, SPECTREUH ! » et bien c’est raté. J’ai l’intention de rattraper les années perdues, à faire des idioties et à libérer des spectres avec toi ! »

Apollo : « Et quand je voudrais me débarrasser de toi, tu veux que j’aille enterrer ce pendentif là où sont enterrés papa et maman, c’est ça ? »

Emilia : « Exactement ! Mais… » Emilia fonça sur son frère et fit mine de le frapper répétitivement sur la tête. « JE T’AI DEJA DIT TOUT CA, BAKA ! »

Apollo : « Ouii, oui, bon, arrête ça, on a du chemin à faire. Il ne reste plus rien pour nous à Méridia. »

Emilia : « Alors, ça y est, on dit au revoir a Méridia, on tourne la page, serait-ce la fin de l’histoire ? »

Apollo : « Clairement pas. Ce n’est que le début. »


Description Physique :

Apparence physique d'Apollo:
 

Apollo est un jeune homme ayant tout juste atteint la vingtaine. Grand (1m90), plutôt mince, cheveux noirs, yeux bruns, et bien entretenu, il est souvent vu dans une tenue noire composée de bottes de cuir lourd, d’un large manteau noir à capuche avec des dorures, ainsi qu’une chemise et un pantalon aussi noirs que le manteau. Plusieurs sangles et ceintures lui permettent de prendre son équipement avec lui, et l’on remarque facilement le sabre qu’il porte attaché à sa ceinture du côté gauche, sabre qu’il ne prend pas la peine de dissimuler. De même, un fourreau de carreaux d’arbalètes est fixé parallèlement le côté droit de la ceinture. On remarque occasionnellement sur son corps des petites cicatrices, témoignage de son enfance rude dans les rues de Méridia. Sur sa main gauche, un tatouage d’apparence ésotérique semble être en lien avec ses pouvoirs mystérieux, alors que sur sa main droite figure un autre tatouage, plus classique, d’une colombe sur une balance.

Description Mentale :

Les deux principales caractéristiques de Apollo sont son sens du devoir et sa générosité innée. Particulièrement sensible sur le sujet de la mort, il exècre ceux qui tuent par appât du gain, par plaisir, ou pour tout autre raison que la survie. De même, il supporte mal ceux qui sont trop étroits d’esprits pour chercher a comprendre leurs prochains, car ceux-ci sont les premiers à créer les conflits inutiles. Pour autant, Apollo n’est pas un pacifique, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour accomplir une tâche qu’il s’est fixé, ou pour aider ceux dans le besoin : Si il n’aide pas son prochain, il partira du principe où personne ne le fera. Amical et courtois, il se fait malgré tout plus d’amis que d’ennemis, mais ses déplacements constants ne lui permettent pas d’entretenir ou d’approfondir ces relations.




"Le bien, le mal peuvent-ils être quantifiés? Le destin d'une âme n'a-t-elle pas une valeur si inestimable qu'il n'est pas possible de la réduire à une simple mesure? Telle est la question..." -Apollo Anansi

"Ne jouez pas à saute-mouton avec une licorne!" - Emilia Anansi

"Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n'en sont que des acteurs. Et notre vie durant, nous jouons plusieurs rôles." - ???


Dernière édition par Apollo Anansi le Ven 20 Sep - 13:00, édité 2 fois
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Apollo "Peacemaker" Anansi [Histoire]

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